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Je rêve d'une ville qui serait plutôt un village, avec ses espaces mixtes de maraîchage, d'élevage et de promenade, ses ateliers artisanaux et ses lieux de vie partagés, dans laquelle l'entièreté du sol serait vivante, et où on serait partout à l'abri de la chaleur sous les arbres. Un village inclus dans son paysage, qui l'entretiendrait, le jardinerait doucement et le protègerait.
Un village tranquillement connecté à ses villages mitoyens et au monde. Pour ça, les bâtiments seraient plus bas que les arbres, pour être protégés par eux, et sur pilotis ou suspendus, pour libérer le sol. Les réseaux de transport de fluides et de matériaux seraient enterrés sous la couche vivante du sol, avec quelques puits de sortie judicieusement placés qui permettraient de récupérer et recycler la pollution liée au transport rapide.
Fini les routes, les lignes de chemin de fer aériennes, les avions. On pourrait ainsi retrouver le temps de participer aux activités qu'on jugerait utiles sans se presser, et aux décisions politiques prises aux conseils de quartier. Entretenir notre autonomie alimentaire et technique par des activités manuelles collectives. |